Saison 2010 - Valse des coaches à Miami et Indiana

Miami et Indiana ont mis un terme aux contrats de leurs Head Coaches Randy Shannon et Bill Lynch.


Coté Hurricanes les 22 défaites en quatre ans (pour 28 victoires seulement) n'ont pas convaincu, ni les instances dirigeantes ni les fans qui n'étaient que 27000 dans les tribunes pour la défaite face à South Florida. Après avoir récupéré les Canes en perte de vitesse (tout est relatif) Randy Shannon a amélioré son bilan trois années de suite (5-7, 7-6, 9-4) avant de régresser cette saison (7-5). Classé dans le Top 25 en début de saison Miami n'a pas réussi à remplir les attentes qui étaient placé en eux. Pire, les Hurricanes n'avaient pas connu une telle succession de saisons moyennes (plus de trois défaites dans quatre saisons consécutives) depuis la fin des années 60. Trop, beaucoup trop pour une université du calibre de Miami.


Coté Hoosiers, l'inévitable éviction de Bill Lynch n'est une surprise pour personne. Aux commandes depuis le tragique décès de Terry Hoeppner (tumeur au cerveau) Bill Lynch n'a jamais réussi à monter Indiana dans le haut de la Big Ten. Son bilan (19-30) est d'autant plus désastreux que les Hoosiers ont cumulés six victoires en conférence sous ses ordres dont trois seulement ces trois dernières saisons ! La lourde défaite à Wisconsin (20-83) n'a évidemment rien arrangé au sort du désormais ex-HC d'Indiana. Et la victoire après prolongation à Purdue (34-31) n'aura, pour une fois dans l'histoire des rivalités, pas sauvé la tête du Head Coach...

Saison 2010 - TCU rejoint la Big East


C'est désormais officiel, Texas Christian University rejoindra les rangs de la Big East pour la saison 2012-2013. Courtisés par la plus petite des conférences BCS, les Horned Frogs n'ont pas résisté à la tentation d'une qualification automatique pour un bowl BCS en cas de titre de conférence. TCU devient le neuvième programme de football de la division et la Big East espère attirer Villanova (déjà membre en basket-ball) à l'échelon supérieur (les Wildcats évoluent actuellement en FCS).

La conférence Mountain West perd donc un troisième membre après Utah (Pac-10) et BYU (Indépendants). Elle enregistre en revanche l'arrivée de Boise State, Fresno state et Nevada. Hawaii pourrait également prochainement rejoindre les rangs de la MWC.

Saison 2010 - Texas vs Texas AM, la rivalité texane


Thanksgiving, sa dinde, ses matchs de football... Aux Etats-Unis, le long week-end de Thanksgiving est traditionnellement consacré à une réunion familiale autour du volatile rôti et à une overdose de football à la télé. Tout commence le dernier jeudi de novembre, jour officiel de la célébration, se poursuit avec le “Black Friday”, l’une des journées de shopping les plus chargées de l’année, et se termine par un week-end de digestion devant encore quelques matchs de College Football et de NFL. 
En universitaire, le long week-end de Thanksgiving est celui qui clôt la saison régulière pour la plupart des équipes et qui, pour les conférences concernées, détermine les finalistes des Championship Games. Mais le dernier week-end de novembre est surtout celui qui voit se dérouler les grandes rivalités du College Football : Ohio State - Michigan, Alabama - Auburn, Florida - Florida State, Oklahoma - Oklahoma State, West Virginia - Pittsburgh, Virginia - Virginia Tech, Indiana - Purdue, Kansas - Missouri, BYU - Utah, North Carolina - Duke, South Carolina - Clemson, Georgia - Georgia Tech, Notre Dame - USC, Texas - Texas M... Pour beaucoup de fans une victoire sur le rival représente bien plus qu’un objectif, c’est une nécessité. Elle sauve d’une saison moyenne ou parachève le succès d’une brillante campagne. La cerise sur le gâteau ? Vaincre le rival haï en ruinant par la même occasion sa saison. Quoi de plus jouissif pour un fan, en effet, que de voir son équipe annihiler les espoirs de titre de conférence ou de titre national de son grand rival ?

Austin, Texas, 25 novembre 2010. Les Texas Longhorns reçoivent les Texas A de là. Ce sera la 117ème rencontre entre les deux universités sur un terrain de football. Texas mène 75 à 36 pour 5 matchs nuls dans une opposition qui remonte à 1894. Depuis l’arrivée de Mack Brown à la tête des Longhorns en 1998, Texas a remporté neuf des douze confrontations mais les deux dernières victoires des Aggies ne remontent qu’à 2006 et 2007, immédiatement après l’ère Vince Young a lors que Colt McCoy n’était encore qu’un quarterback en devenir. Ces deux victoires sur “l’ennemi” n’avait pas empêché Dennis Franchione d’être remercié par Texas A&M et, après un court interim, c’est Mike Sherman qui a pris la direction des opérations à la tête des Aggies. Sans grand succès jusqu’à présent face à Texas mais, chose impensable en fin de saison dernière alors que Texas disputait le BCS Championship Game et que Texas AM essayait vainement de retrouver un minimum de vraisemblance défensive pour espérer se construire un avenir un peu plus radieux, les Aggies se retrouvent en 2010 en position extrêmement favorable pour s’imposer chez leurs voisins texans.

TAMU a encore certainement un peu de chemin à parcourir avant de retrouver le haut du pavé en College Football mais UT vient d’atteindre des abysses insoupçonnées sous l’ère Mack Brown : en douze saisons passées à Austin Mack Brown n’avait jamais gagné moins de neuf matchs par saison et avait atteint la barre des dix unités ces neuf dernières années. En 2010 ? Cinq victoires seulement et le risque inimaginable de ne pas qualifier Texas pour un bowl de fin de saison, ce qui constituerait une première depuis 1996. On imagine aisément la motivation des Aggies d’envoyer, dès la fin de la rencontre, les Longhorns en vacances...


De son coté, Texas AM peut encore espérer atteindre le Big 12 Championship Game : une victoire sur Texas combinée à une défaite d’Oklahoma State face à son rival Oklahoma mettraient les trois équipes à égalité en tête de la division South. Le classement BCS déciderait alors laquelle des trois se verrait invitée à la finale de conférence. Une victoire d’AM serait la neuvième de sa saison et permettrait encore d’atteindre la barre fatidique de dix jamais plus franchie depuis 1998. La motivation est donc double pour les Aggies, comme elle l’est pour les Longhorns qui ont besoin d’une victoire pour être mathématiquement qualifiés pour un bowl. Mais des deux aspects, lequel pèse le plus dans le coeur des fans ? Pour Christy, née à Houston, diplômée de Texas et membre de la puissante association des anciens élèves, peu importent les conséquences, seule compte la victoire sur le grand rival. Toute sa famille est allée à Texas, toute à part son grand père qui a préféré le voisin de AM, au point même d'en être l'un des Yell-leaders. 

"Chaque famille a son coté sombre" plaisante Bubba, lui aussi diplômé de UT, né et grandi à Austin. Comme eux, Malcolm prendrait une victoire sur AM contre n'importe quoi d'autre. N'importe quoi sauf peut-être une chance de jouer une finale nationale. Même son de cloche pour Lydia, enseignante en Management du Sport à Texas AM et diplômée avant cela de cette même université. L'essentiel est de battre Texas, quelqu'en soit les conséquences. L'ancienne étudiante qui aide aujourd'hui au management de l'équipement durant les matchs des Aggies souligne l'intense rivalité entre les deux équipes. Elle exècre l'orange brûlé, couleur phare de l'université de Texas et se félicite de chaque défaite des Longhorns. Elle aussi concède que seule une qualification pour un BCS Championship Game pourrait peut-être effacer une défaite face à Texas. Les Aggies n’ont plus goûté à un itre national depuis 1939... C'est surtout une rivalité passionnée qui s'estompe lorsque sont franchies les frontières de l'état. Texans avant tout, même si comme le dit Lydia les deux universités aiment se détester.


Alors que le stade se remplit d’orange brûlé et de marron il est impossible de ne pas penser un instant à cette rencontre du 26 novembre 1999 à College Station. Dans les jours précédents la grande confrontation, alors que les fans de Texas AM construisaient leur traditionnel feu de joie, la structure s’écroula faisant douze morts parmi les étudiants. Une veillée funèbre fut organisée où les milliers d’étudiants réunis entonèrent "Amazing Grace" en hommage à leurs camarades disparus. A la mi-temps de la rencontre, la fanfare des Aggies défila sur la pelouse dans un silence de cathédrale sans laisser échapper le moindre son.

Celle de Texas se présenta au public portant côte à côte les drapeaux des deux universités et reprit l’air de Amazing Grace. Peut-être jamais dans l’histoire de la rivalité les deux camps ne fraternisèrent plus qu’en cet instant. Les supporters présents s’en souviennent encore, reconnaissant volontiers que ce jour-là la rivalité n'avait plus guère d'importance face au drame humain. Texans avant tout, encore une fois. La fille de Christy connaissait des étudiants qui bâtissaient ce feu de joie et Christy a donc suivi les événements de prêt bien que n'étant pas sur place. Elle l'affirme sans détour : elle n'a volontairement jamais mis les pieds à College Station et n’en a aucune intenton. C’est à ce niveau que se vit la rivalité texane.


Mais en ce jour pluvieux de fin novembre, le passé ne compte guère. Seule importe la victoire, si importante pour chacune des deux équipes : victoire de la peur pour Texas, de l’espoir pour Texas AM. Le match est prévu à 19h. Vers 15h45 un pick-up arrive au stade, tirant une remorque. "Silver Spurs" est écrit de part et d'autre du véhicule et sur le flanc droit de la remorque. Sur le flanc gauche : "Bevo". C'est la mascotte de l'université qui arrive dans sa remorque de luxe, nourriture et air conditionné fournis pour le bien-être du bovin pendant le transport. Le ranch qui héberge la vache aux longues cornes est situé à une grosse demi-heure de route. Il faut donc à Bevo XIV un maximum de confort pour le voyage. La vache est la propriété de John T. Baker, déjà propriétaire de Bevo XIII. La mascotte actuelle est en poste depuis six ans et son âge de jeune bovin (huit ans) lui laisse encore quelques belles années à ruminer au bord du Joe Jamail Field. 
La confrérie des Silver Spurs compte 120 membres, tous étudiants sélectionnés sur le carreau avec candidature validée par l'université et sélection par les membres déjà actifs. Parmi les 120 membres, quatre sont élus et chargés de veiller sur Bevo, notamment lors des nombreux événements auxquels participe la mascotte. Vers 14h30, deux heures et demi avant le match, le bovin est accessible aux fans pour des séances de photos. Avant l'arrivée des joueurs et coaches sur le terrain Bevo rejoint son petit carré à l'extrémité de la end-zone sud. De l'autre coté c'est le chien Reveille, mascotte des Aggies, qui regarde sagement défiler la fanfare des Aggies qui prend place dans les tribunes.


Alors que le stade continue de se remplir, les vingt joueurs seniors de Texas sont présentés un à un au public. C'est Senior Day, le dernier match à domicile pour tous les joueurs de dernière année universitaire, pour certains d'entre eux peut-être le dernier match de leur carrière tout court. Alors que la fanfare joue les dernières mesures des Fight Songs des Longhorns, les joueurs de Texas pénètrent sur la pelouse sous l'ovation du public pour aller prier ensemble de l'autre coté du terrain. Leurs adversaires du jour font également leur apparition, accueillis par une bronca toutefois assez réservée. Après le traditionnel toss entre capitaines et arbitres, la partie peut débuter...

Le match est un résumé de la saison catastrophique de Texas, incapable tout au long de la campagne 2010 de mettre en place un jeu de course performant et de générer des points sur les pertes de balles adverses, pourtant deux de leurs forces en 2009. Tout le contraire d’une équipe de Texas AM revigorée depuis son changement de quarterback. Tout juste à l’équilibre (3-3) sous la conduite de QB Jerrod Johnson les Aggies entament la rencontre sur une série de cinq victoires consécutives depuis que Mike Sherman a confié les rênes de l’attaque à QB Ryan Tannehill (#17). Et ce qui fait la faiblesse des Longhorns en 2009 s’avèrera une force pour Texas AM dans ce match.


Texas AM quittera donc le Darrell K. Royal Texas Memorial Stadium avec une neuvième victoire en poche. Ils n’iront pas au Big 12 Championship Game affronter Nebraska, l’honneur en reviendra à Oklahoma qui s’est imposé le sur-lendemain à Oklahoma State et bénéfiie d’un meilleur classement BCS. Mais dans une rivalité de cette ampleur, les fans se soucient peu des conséquences. Pour une année complète le Texas appartiendra un peu plus aux fans des Aggies qu’à ceux des Longhorns. Pour ces derniers la saison est à oublier au plus vite. Il n’y aura pas de bowl cette saison. Une invitation serait un pur miracle que Mack Brown, jamais absent de la post-saison ces vingt dernières années, laisse aux instances administratives le choix d’éventuellement accepter ou non. Et aux joueurs : “Je pense que ce serait à DeLoss Dodds [NDLR: Directeur Athlétique] et Bill Powers [NDLR: Président de l’Université] de décider. Si cela se produisait et qu’ils m’appelaient en me disant qu’on peut y aller si on veut je crois que je demanderais aux joueurs de voter. Je ne voudrais pas y aller si eux ne le veulent pas”.

Saison 2010 - La WAC se renforce


La Western Athletic Conference est sur le point d'annoncer l'arrivée dans la conférence de trois nouvelles équipes pour compenser les départs de Boise State (en 2011) et de Fresno State et Nevada (en 2012) pour la Mountain West Conference. L'université du Texas à San Antonio, l'université Texas State et l'université de Denver rejoindront donc les rangs de la WAC en 2012.

Texas State et UTSA quitteront la Southland Conference (FCS) et Denver la Sunbelt. Seules les deux équipes du Texas participeront aux compétitions de football, Denver ne possédant pas de programme dans ce sport. UTSA doit démarrer son programme de football en 2011 en tant qu'indépendant de la FCS avant de rejoindre la FBS et la WAC l'année suivante. Montana, pressenti pour être également accueilli au sein de la conférence, a décliné l'offre préférant rester au niveau inférieur. Les Grizzlies évoluent actuellement au sein de la Big Sky en division FCS.

La WAC comptera huit équipes en 2011 après le départ de Boise State et assure donc le chiffre magique en remplaçant les deux déserteurs de 2012 par deux nouvelles équipes. La NCAA requiert un minimum de huit équipes pour qu'une conférence puisse participer aux compétitions de football au niveau FBS.

Saison 2010 - Classement BCS / Semaine 10




Pas de changement en tête du classement BCS, les quatre premiers ayant gagnés ils conservent tous leurs places respectives. Utah, écrasé sur son terrain par TCU, chute évidemment au classement et cède sa place de cinquième à LSU, vainqueur d'Alabama sur ses terres de Baton Rouge. Stanford, impressionnant vainqueur d'Arizona, prend position juste derrière les Tigers. Wisconsin profite du recul d'Utah et d'Alabama pour progresser de deux rangs, passant Nebraska qui a souffert à Iowa State. Avec celle de Stanford, la plus belle progression de la semaine est celle d'Oklahoma State (+7) suite à sa démonstration de force sur Baylor. A l'inverse Alabama chute de six rangs, Oklahoma de huit et Utah de neuf. Missouri, surpris à Texas Tech perd cinq places dans le nouveau classement tandis que South Carolina, puni à domicile par Arkansas, n'en perd que quatre pour se retrouver juste derrière Florida qui fait son grand retour dans le classement à la 22ème position. Les Gators sont la première équipe à trois défaites à figurer au classement. South Carolina, Kansas State (vainqueur de Texas) et Texas A&M (tombeur d'Oklahoma) sont les trois autres. A noter que les deux équipes de la Big 12 remplacent deux équipes de la conférence ACC.

Avec des hiérarchies intra-conférence bousculées à chaque semaine, l'établissement du classement devient un vrai casse-tête pour les votants. Seule certitude à l'heure actuelle Auburn et Oregon ont leurs destins entre les mains mais le déplacement des Tigers à Alabama et des Ducks à Cal et Oregon State pourrait ouvrir la voie du National Championship Game à TCU qui n'a plus que San Diego State et New Mexico sur son chemin et devrait selon toute vraisemblance finir la saison invaincu. Il faudrait à Boise State être extrêmement impressionnant contre Fresno State et à Nevada (comme l'a été TCU à Utah) pour repasser les Horned Frogs au classement et frapper à la porte de la grande finale de Glendale le 10 janvier prochain.


Rang / Equipe / V-D / %age / Rang précédent
1 Oregon 9-0 .9638 1
2 Auburn 10-0 .9611 2
3 TCU 10-0 .9259 3
4 Boise State 8-0 .8662 4
5 LSU 8-1 .8170 10
6 Stanford 8-1 .7454 13
7 Wisconsin 8-1 .7349 9
8 Nebraska 8-1 .7298 7
9 Ohio State 9-1 .6613 11
10 Oklahoma State 8-1 .6211 17
11 Michigan State 9-1 .6140 14
12 Alabama 7-2 .5490 6
13 Iowa 7-2 .5223 16


14 Utah 8-1 .4669 5
15 Arkansas 8-1 .4569 18
16



Oklahoma 7-2 .3900 8
17 Missouri 7-2 .3511 12
18 Arizona 7-2 .3200 15
19 Mississippi State 7-2 .3169 20
20 Virginia Tech 7-2 .2647 22
21 Nevada 8-1 .1981 23
22 Florida 6-3 .0825 NC
23 South Carolina 6-3 .0807 19
24 Kansas State 6-3 .0765 NC
25 Texas A&M 6-3 .0694 NC




Sorties du classement: Baylor (21), Florida State (24), North Carolina (25)


Saison 2010 - 400 !


State College, Pennsylvanie - 6 novembre 2010. En s'imposant face à Northwestern (35-21) Penn State a offert à son entraineur Joe Paterno sa 400ème victoire en carrière. Le mythique Head Coach des Nittany Lions dirige actuellement sa 45ème saison à la tête de Penn State, après 16 autres années passées dans le staff. Il a fini cinq de ces 45 saisons invaincu (1968, 1969, 1973, 1986 et 1994) et remporté trois titres de la Big Ten (1994, 2005 et 2008) et deux titres nationaux (1982 et 1986). Il est le premier entraineur à atteindre cette marque dans la division la plus élevée du College Football. Et il sera sans doute le seul...

Saison 2010 - LSU vs Bama,plongée au coeur de la SEC


Cet article est dédié à Tori, Laura, Lindzee, Erin, Michelle, Thomas, Jeffrey et au petit Louis sans qui cette plongée au coeur de la SEC n'aurait pas eu un goût aussi délicieux.

La première impression n'est pas visuelle mais olfactive. Baton Rouge, Louisiane, onze heures du matin. Tout autour de Tiger Stadium les tentes sont montées, le violet et le jaune envahissent petit à petit tous les coins de pelouse qui bordent le temple du football de la Louisiana State University et les barbecues parfument à foison l'air ensoleillé de ce début novembre. La bière coule à flot servant de combustible aux jeux de "beer-pong" auxquels se livrent la plupart des étudiants. Les plus anciens préfèrent les tranquillement regarder les autres matchs de la journée sur les écrans géants installés à l'arrière de leurs "pick-up trucks". Michigan-Illinois pour quelques-uns, Florida-Vanderbilt pour tous les autres. Ici, c'est "SEC Country", les autres conférences ont à peine droit de cité. Ce que m'a confirmé la veille Laura, une ancienne élève de LSU qui habite désormais un peu plus au nord de la Louisiane : le football est de meilleure qualité dans le Sud que dans le Midwest ou partout ailleurs. La fierté du vieux Sud n'est jamais autant exacerbée que quand il s'agit de football...

Ca et là, quelques tuniques rouges pointent le bout de leur nez mais la majorité des énormes "trailers" qui ont convergé vers Baton Rouge viennent des quatre coins de Louisiane. Les fans d'Alabama seront noyés dans une marée "purple & gold" à l'heure du kick-off.

La rivalité entre les deux universités est plus que centenaire. La première confrontation remonte à 1895. LSU l'avait emporté 12 à 6 avant de récidiver l'année suivante. Depuis Alabama a la main-mise sur la série : 45 victoires pour le Crimson Tide contre 23 pour les Tigers et 5 nuls. Il faudra probablement encore un siècle avant que Louisiana State ne reprenne l'avantage mais pour les fans seul compte le résultat du jour. Et depuis trois ans la rivalité est amplifiée par la présence de Nick Saban à la tête du Tide. Head Coach de LSU de 2000 à 2004, Nick Saban a conduit les Tigers au titre national en 2003 avant de céder à la tentation de la NFL. C'est Les Miles qui a repris LSU en 2005, menant ses troupes à trois victoires consécutives sur Alabama, alors au plus mal. En 2007, le "Mad Hatter" remporte même le titre national, la deuxième fois pour LSU dans l'ère BCS. Cette année-là, Louisiana State s'impose difficilement à Tuscaloosa sur une équipe d'Alabama entrainée par... Nick Saban. L'ancien coach des Tigers a décidé la saison précédente de reprendre du service en College Football chez nulle autre qu'un des principaux rivaux de son ancienne équipe. Crime de lèse-majestée, pire, de haute trahison. D'autant que beaucoup d'observateurs estiment que l'équipe de LSU championne nationale en 2007 est davantage le produit du recrutement de Nick Saban que du talent d'entraineur de Les Miles. La fureur est donc à son comble du coté de Baton Rouge sans compter que, pour ne rien arranger, Nick Saban remonte Alabama au sommet de la hiérarchie nationale, se paie par deux fois le scalp des Tigers en 2008 et 2009 en remportant au passage la division Ouest de la SEC les deux années et surtout le titre national la seconde.

En ce doux jour d'automne sur la Louisiane, le match entre les deux rivaux prend donc encore une tournure dramatique et guerrière et les T-shirts sont nombreux à rappeler que les fans des Tigers n'ont pas pardonné à Nick Saban. D'autant que, sous la direction de Les Miles, LSU peine à retrouver les sommets d'une conférence récemment dominée par Florida et, justement, Alabama.

A 14h30, alors que le coup d‘envoi n’est plus qu’à quelques secondes, près de 93000 spectateurs ont pris place dans le stade. Les chants commencent à fuser, les joueurs de LSU, rentrés un peu plus tôt sur la pelouse au travers des poteaux en forme en “H” si typiques du Tiger Stadium, ont été accueillis comme des stars. Ceux d’Alabama ont été copieusement hués. La palme revient évidemment à Nick Saban, conspué comme le traitre que beaucoup considèrent encore aujourd’hui qu’il est. Tori, une étudiante en troisième année, me confiera plus tard qu’Alabama est sans contestation possible le rival numéro 1 de LSU et que la haine entre les deux équipes dépasse même celle entre Alabama et Auburn, c’est peu dire. Elle non plus n’a pas digéré que Nick Saban quitte le navire de LSU pour revenir deux ans plus tard à Alabama. Sans doute aurait-il pu reprendre du service dans une autre conférence sans que les fans des Tigers ne lui en tienne rigueur. Mais pas en conférence SEC, encore moins dans la division Ouest de LSU et encore sûrement moins chez l’ennemi Crimson Tide ! Pour son premier retour à Death Valley il y a deux ans, il avait fallu le concours de la Police, des gardiens de prison et de l’armée, c’est à dire en somme de toutes les forces de l’ordre locales disposant d’un 45 à la ceinture, pour assurer la protection de Nick Saban. Un chef d’état n’aurait sans doute pas eu besoin d’une telle escorte...

Des deux cotés opposés du stade les cheerleaders commencent à chauffer leurs troupes. Ceux de LSU n’ont visiblement pas besoin d’être encouragés, ils sont déjà au summum de l’excitation. Tout le contraire de leur mascotte Mike VI qui, tranquillement couché dans sa cage mobile, ne semble pas le moins du monde perturbé par l’environnement électrique qui submerge le stade. Le gros félin tente vainement de se plonger dans sa sieste. Heureusement pour lui, il rejoindra son antre dès le début de la rencontre pour profiter d’une paisible après-midi de prélassement au soleil.

La partie débute enfin, après une longue cérémonie pour honorer d’anciennes gloires de LSU de différents sports. C’est LSU qui gagne le toss et décide évidemment de commencer en défense. Les Tigers portent leurs maillots blancs, ils sont la seule équipe du College Football à être autorisée à jouer en blanc à domicile. Alabama jouera donc dans ses traditionnelles couleurs Crimson & Cream. Le début du match est tendu, les défenses sont aggressives, les plaquages sont intenses et proprement exécutés. Quelques semaines auparavant LSU a laissé à Auburn des boulevards en se montrant incapables de plaquer les coureurs des autres Tigers. La leçon a été bien retenue et la défaillance rectifiée à l’entrainement. RB Mark Ingram (97 yds, 1 TD) et RB Trent Richardson (28 yds à la course / 1 yd, 1 TD en réception de passe) sont surveillés de près. Le détenteur du trophée Heisman trouve néanmoins quelques brèches dans ce premier quart-temps mais l’attaque d’Alabama ne progresse guère sur le terrain. QB Greg McElroy (21-34, 223 yds, 2 TD, 1 INT) cherche d’entrée de jeu WR Julio Jones (89 yds, 1 TD) mais ses deux premières tentatives échouent. Pire, sa troisième passe est déviée par CB Tyrann Mathieu avant de terminer son vol dans les mains de LB Kelvin Sheppard sur les 34 yards d’Alabama. LSU se retrouve donc en bonne position en ce début de rencontre mais la défense d’Alabama n’est pas moins sévère que celle des Tigers : RB Stevan Ridley (92 yds, 1 TD) est muselé et le duo QB Jordan Jefferson (10-13, 141 yds, 1 TD à la passe / 28 yds à la course) - QB Jarrett Lee (4-7, 67 yds) ne parvient pas à faire avancer Louisiana State dans les airs. Suite à l’interception sur Greg McElroy LSU doit se contenter d’un FG, un moindre mal pour une attaque qui ne génere que 23 yards dans le premier quart-temps.

Mené au score, le Tide reprend l’offensive avec ses deux stars Mark Ingram et Julio Jones et c’est Trent Richardson qui emmène Bama dans la red-zone adversaire en tout début de deuxième quart-temps sur une course de 22 yards. Puis, après deux échecs à la course sur la ligne des 1 yard de LSU, Trent Richardson est à la réception d’une petite passe extérieure de Greg McElroy et parvient sur le plaquage de CB Patrick Peterson à étendre suffisament la bras pour franchir le plan de la end-zone. Alabama prend l’avantage au score puis reprend son travail de sappe défensif pour empêcher LSU de se montrer dangereux. Stevan Ridley ne trouve toujours pas l’ouverture et ce qui devait être la force des Tigers et leur atout numéro 1 pour battre Alabama devient subitement un motif d’inquiétude. Louisiana State atteint la mi-temps avec 34 yards à la course et mené de quatre points. Heureusement pour les Tigers leur défense tient la dragée haute à l’attaque du Crimson Tide. Le duel Julio Jones - Patrick Peterson est étincelant entre les deux futurs joueurs NFL et LSU limite aussi les dégâts au score compte tenu des 75 yards combinés au sol par Mark Ingram et Trent Richardson.

Alors que la fanfare investit le terrain pour le traditionnel show de la mi-temps la plupart des fans de LSU ignore sans doute que l’Alabama de Nick Saban a remporté 35 des 36 matchs qu’il menait à la pause, dont une série ininterrompue de 28 succès. Le seul motif d’espoir pour les Tigers serait sans doute de savoir que cette unique défaite a été infligée à Alabama par LSU en 2007 à Bryant-Denny Stadium.

Ce sont les Tigers qui entament la seconde mi-temps en attaque et malgré un trick-play appelé par Les Miles avec une feinte de punt convertie en course de 29 yards de PK/P Josh Jasper LSU ne parvient pas immédiatement à revenir au score, la faute à un FG manqué par ce même Josh Jasper. La défense des Tigers les maintient néanmoins dans le match en contenant notamment Julio Jones, la cible numéro 1 de Greg McElroy dans ce match au couteau. Fort de cette solidité défensive, LSU attaque son drive suivant avec un changement de stratégie, délaissant temporairement le jeu au sol infructueux pour se concentrer sur les airs. Tactique payante puisque WR Rueben Randle (125 yds, 1 TD) transforme une courte passe de Jordan Jefferson en TD de 75 yards. Le stade explose lorsque le joueur des Tigers franchit la ligne d’en-but pour redonner l’avantage aux siens. Mais c’est sans compter sur la détermination du Crimson Tide qui orchestre une remontée de 73 yards sur la possession suivante pour envoyer Mark Ingram dans la end-zone de LSU sur sa septième course du drive. Bama mène alors 14 à 10 en fin de troisième quart-temps mais grâce à une course de 41 yards de RB Russell Shepard LSU parvient à atteindre la fin du quart-temps en bonne position sur les 18 yards d’Alabama.

C’est un FG de Josh Japser qui permet à Louisiana State de revenir à un petit point d’Alabama à l’entame de l’ultime quart-temps. Et alors que Tiger Stadium atteint un niveau de décibels pénible à l’oreille la défense de LSU prend finalement la mesure de l’attaque du Crimson Tide. Un sack de LB Ryan Baker sur Greg McElroy compromet le drive d’Alabama et rend la balle aux Tigers. Pour ne pas être en reste, l’attaque de LSU se révolte et Stevan Ridley se met à gambader plus librement entre les défenseurs d’Alabama. Le tournant du match intervient sur une quatrième tentative et un yard à franchir sur les 26 yards d'Alabama. Les Miles appelle un audacieux jeu de reverse pour TE DeAngelo Peterson et le tight-end termine sa course à trois yards de la end-zone de Bama. Trois courses plus tard Stevan Ridley se retrouve dans la end-zone du Crimson Tide et remet LSU devant au tableau d’affichage. La combinaison entre Jordan Jefferson et Rueben Randle sur la conversion à deux points permet même aux Tigers d'assurer sept points d'avance (21-14) à un peu plus de huit minutes du terme du match.

Alors qu'Alabama entame le drive qu'il espère le voir égaliser et conserver par là-même ses chances de victoire, la défense de LSU décide elle aussi de réaliser un gros coup. Sur un drop-back de Greg McElroy RT Drake Nevis évite le block et plonge sur le quarterback du Crimson Tide. La balle roule au sol et LB Kelvin Shepard se couche sur le cuir pour redonner la balle à LSU sur les 28 yards d'Alabama. Deuxième perte de balle du Tide aux abords de ses propres 30 yards et deuxième FG réussi de LSU. Le premier avait permis aux Tigers d'ouvrir le score, ce second leur permet de clore leur compteur de points. 24 - 14 et un peu plus de cinq minutes à jouer, les fans aux bords de la démence s'agitent frénétiquement, désormais sûrs que la victoire ne peut plus leur échapper. Mais Alabama a de la ressource et, tour à tour, Julio Jones et Marquis Maze (35 yds) permettent au Tide de progresser vers l'en-but adverse. C'est Julio Jones qui capte en pleine end-zone une passe de Greg McElroy pour ramener Bama à trois petits points. Il reste alors plus de trois minutes à jouer, largement de quoi permettre au Crimson Tide de récupérer la balle pour aller marquer. Mais sur une cruciale troisième tentative avec 13 yards à gagner Jarrett Lee se connecte avec Rueben Randle pour un gain de 47 yards. LSU devra finalement punter sur ce drive mais avec 18 secondes à jouer et 86 yards à remonter Alabama ne sera pas en mesure d'inquiéter à nouveau les Tigers.

LSU s'impose donc finalement 24 à 21 dans une ambiance explosive. Alors que Nick Saban et ses troupes regagnent rapidement les vestiaires, les joueurs de LSU se regroupent près de la section étudiante. Les cris, les chants, fusent, les joueurs rigolent. Sans doute pensent-ils à tous ceux qui n'ont pas cru en eux, ceux qui en avaient fait des outsiders de cette rencontre jouée chez eux, sur leurs terres. Dans sa conférence de presse Les Miles, plaisantant et tout sourire, explique la grossière erreur qui consiste à ne pas pronostiquer LSU favori à Death Valley. Il savoure cette victoire, l'une des plus importantes de sa carrière face à un Nick Saban qui lui a fait tant d'ombre. Cette fois, pas d'excuse : SON équipe a vaincu celle de Nick Saban, SES joueurs ont battu ceux de Nick Saban. Il rend hommage aux 92500 fans qui en paraissaient 300925, expliquant que l'ambiance à Tiger Stadium n'a jamais été meilleure qu'en ce jour, jamais meilleure, et que la journée a été tout simplement spectaculaire. Il rend également hommage à son duo de quarterbacks, rappelant que LSU joue avec un système à deux QB et qu'ils ont été aussi parfait qu'il fallait l'être. Il rend hommage à sa défense qui a joué de façon physique, il rend hommage à son équipe qui s'est battue du premier au dernier snap, et celui d'après s'il l'avait fallu. Enfin, interrogé sur la 400ème victoire de Joe Paterno, il rend hommage à Joe Pa et Bobby Bowden, notant que personne n'égalera plus jamais ces légendes et saluant avec respect leurs carrières respectives. Hommage à deux grands coaches d'un coach qui dans le coeur ne l'est pas moins.

De l'autre coté du stade, dans la petite salle qui sert de salle d'interview aux visiteurs, l'ambiance est moins à la fête. Nick Saban, le visage fermé, revient sur la déficience défensive de son équipe, incapable d'arrêter LSU en seconde période durant laquelle les Tigers ont engrangé 338 yards au total dont 191 à la course. Il avoue bien volontiers que LSU mérite sa victoire et insiste que son équipe n'est pas aussi performante qu'elle peut l'être et ne joue pas au niveau dont elle est capable. Il ressort rapidement de la salle de presse, accompagné de son épouse et entouré de trois policiers. Dehors quelques fans d'Alabama assistent à la scène, visiblement abattus. Dans l'ascenseur qui permet l'accès à la luxueuse tribune de presse du Tiger Stadium, un mari essaye de réconforter sa femme. "Ca va aller" lui glisse-t-il doucement. Elle parvient difficilement à retenir ses larmes et murmure dans un sanglot "Non, ça ne vas pas aller, ça ne va pas aller". Ces quelques mots donnent la mesure de ce que ce match représente pour la communauté de Tuscaloosa, de ce que le football représente dans la SEC. Bien plus qu'un sport, bien plus qu'un passe-temps. Il est amusant de constater que tout le monde ici parle de football, que mêmes les étudiantes s'intéressent à leur équipe et aux résultats de leurs adversaires. Tori relève le point de sa copine Laura : dans le Midwest, les universités mettent l'accent sur les résultats académiques, dans le Vieux Sud le sport est roi à l'université.

Dehors, alors que le stade s'est vidé, les fans de LSU continuent leur impressionnant tailgate. D'autres prennent la direction des bars de la ville, Walk-On's aux abord du stade, où Georgia's un peu plus loin de là. Beaucoup convergent vers Tigerland où Fred's et Mike's semblent avoir la préférence des étudiants. Le trashy Brightside, un peu plus à l'écart, est aussi un grand favori. La soirée s'annonce longue et arrosée. Quelque soit l'issue de la rencontre la fête aurait de toute façon battu son plein. Mais ce soir-là les festivités seront un cran au-dessus parce que gagner contre Alabama quand on est étudiant à LSU est l'expérience d'une vie. Et ça n'est pas exagéré.



Saison 2010 / Semaine 10

Résumé "light" de cette dixième semaine de College Football pour cause de déplacement à Baton Rouge pour le choc entre LSU et Alabama. Ce weekend écoulé a encore réservé son lot de surprises et de matchs à suspense. Si la défaite du champion en titre à LSU n'est pas à proprement parler une surprise, celles de Missouri ou d'Oklahoma peuvent l'être considérées. Le résultat de la semaine est sans contexte la punition infligée par TCU à Utah. Les autres leaders (Oregon, Auburn et Boise State) n'ont connu aucun problème. Nebraska a survécu in-extremis à Iowa State, tout comme Iowa à Indiana. Les autres cartons inattendus sont ceux de Stanford sur Arizona, d'Arkansas sur South Carolina et d'Oklahoma State sur Baylor. Or Top25 Michigan et Illinois se sont offerts le gros score du jour mais Duke et Virginia ont également dépassé les cent points, tout comme Navy et East Carolina dans un match beaucoup moins disputé. Kansas et Colorado rate le coche de peu. Rarement aura-t-on vu trois matchs finir à plus de cent points. C'est probablement une première dans l'histoire du College Football...
Du coté des gros poissons dont la saison est pour le moins chaotique, Florida a définitivement retrouvé sa vigueur offensive et Texas a perdu son cinquième match de la saison. Pour finir, Joe Paterno a atteint la barre mythique des 400 victoires en carrière après la victoire de Penn State sur Northwestern. Un géant au sommet d'une montagne que personne ne sera sans doute jamais plus en mesure de gravir.

Résultats du Top 25

*** #1 Oregon (9-0) - Washington (3-6) : 53 - 16
Oregon n'a connu aucun problème pour se débarrasser de Washington derrière une nouvelle grosse performance de RB LaMichael James (121 yds, 3 TD). QB Darron Thomas et RB Kenjon Barner, qui revenait de blessure, y sont aussi allé de leurs TD au sol. Les Ducks ont amassé 522 yards au total soit près de deux fois plus que les Huskies, privé de QB Jake Locker blessé.

*** #2 Auburn (9-0) - Chattanooga (5-4) : 62 - 24
Promenade de santé pour Auburn face à la petite équipe de FCS Chattanooga. QB Cam Newton s'est offert 5 TD (4 à la passe, 1 au sol) et les Tigers ont compilés 628 yards au total et 9 TD. La défense a, en revanche, été aux abonnés absents, laissant les Mocs marquer 3 TD et glaner 334 yards au sol sans générer la moindre perte de balle. Un match qui n'aura finalement servi à rien, l'attaque n'ayant pas plus convaincu qu'à son habitude puisqu'on la sait déjà impressionnante et la défense n'en aura pas profité pour rassurer les sceptiques.

*** #5 Utah (8-1) - #3 TCU (10-0) : 7 - 47
TCU a réalisé la performance du weekend and écrasant Utah à l'extérieur. QB Andy Dalton s'est offert un record à la passe en carrière et 3 TD. Les Horned Frogs ont limités les Utes à moins de 200 yards au total et intercepté QB Jordan Wynn par deux fois. Comme d'habitude donc Texas Christian s'est appuyé sur une solide défense et une attaque tranchante. Plus rien ne semble pouvoir s'imposer entre TCU et une saison invaincue. Utah a prouvé dans ce match que l'équipe était finalement sur-évaluée depuis sa difficile victoire sur Pittsburgh en entame de la saison.

*** #4 Boise State (8-0) - Hawaii (7-3) : 7 - 42
Boise State a fait le boulot, comme d'habitude serait-on tenté de dire. QB Kellen Moore a produit 507 yards dans les airs (record de carrière) et lancé 3 TD mis aussi 2 interceptions. Les 757 yards au total de Boise State sont trois fois et demi supérieurs aux 196 d'Hawaii et constituent un nouveau record pour Boise State. RB Jeremy Avery a marqué 3 TD et le trio WR Austin Pettis - WR Titus Young - TE Tyler Shoemaker s'est également partagé 3 TD, preuve encore une fois de l'extrême équilibre de l'attaque des Broncos.

*** #10 LSU (8-1) - #6 Alabama (7-2) : 24 - 21
LSU a sorti une seconde mi-temps de haute volée pour finalement l'emporter sur Alabama et offrir à Les Miles une belle victoire sur l'ennemi Nick Saban. Un résumé extensif de ce match est disponible par ailleurs sur le blog.

*** Iowa State (5-5) - #7 Nebraska (8-1) : 30 - 31 (OT)
Nebraska a eu besoin d'une prolongation pour venir à bout d'une surprenante équipe d'Iowa State. La conversion à deux points appelée par Paul Rhodes en prolongation a été interceptée par la défense de Nebraska pour conserver un point d'avance et la victoire. Privé de QB Tony Martinez blessé, les Cornhuskers n'ont pas eu leur rendement offensif habituel mais ont néanmoins réussi à arracher une victoire qui les maintient en tête de la Big 12 North.

*** Texas A&M (6-3) - #8 Oklahoma (7-2) : 33 - 19
Oklahoma s'est fait surprendre par Texas A&M malgré deux interceptions lancées par QB Ryan Tannehill qui remplace désormais QB Jerrod Johnson à la tête de l'attaque des Aggies. RB DeMarco Murray (80 yds, 1 TD à la course / 67 yds en réception de passe) et WR Ryan Broyles (59 yds) ont été moins en vue que d'habitude au contraire de RB Cyrus Gray (123 yds, 1 TD) et WR Ryan Swope (136 yds, 1 TD) qui ont chacun marqué lors du dernier quart-temps pour donner la victoire à A&M. Avec cette défaite Oklahoma glisse à la troisième place de la Big 12 South mais doit encore affronter Baylor et Oklahoma State qui précèdent les Sooners au classement. Une qualification pour le Big 12 Championship Game est donc encore dans les cordes d'OU.

*** Purdue (4-5) - #9 Wisconsin (8-1) : 13 - 34
Mené à la pause Wisconsin a accéléré le rythme en seconde période pour s'imposer grâce à 127 yards et 2 TD de RB Montee Ball qui a bien suppléé RB John Clay (42 yds) en retrait. Les deux équipes rendent la même fiche de 303 yards mais les 3 interceptions de QB Sean Robinson ont empêché Purdue de rester dans la partie. Les Badgers conservent toutes leurs chances pour le titre de la Big Ten. Pour Purdue, une qualification au bowl passe désormais par deux victoires sur Michigan et Indiana à domicile, tâche relativement compliquée pour les Boilermakers.

*** Texas Tech (5-4) - #12 Missouri (7-2) : 24 - 17
Texas Tech a complètement étouffé le jeu de passe de Missouri (95 yds) et QB Taylor Potts a passé pour 188 yards et 3 TD pour permettre à Texas Tech de s'imposer face aux Tigers. Après sept victoires de rang Mizzou lâche son deuxième match d'affilée et abandonne vraisemblablement la division nord de la conférence Big 12 à Nebraska, vainqueur de Missouri la semaine passée.

*** #13 Stanford (8-1) - #15 Arizona (7-2) : 42 - 17
Stanford a atomisé Arizona dans ce match tant attendu de la Pac-10 avec notamment 4 TD de RB Stepfan Taylor. Le suspense n'aura pas duré, le Cardinal prenant rapidement l'avantage pour ne plus jamais regarder derrière. QB Andrew Luck a évité l'interception ce que n'a pas su faire QB Nick Foles et les Wildcats se sont avérés un peu moins efficace qu'à leur habitude. Avec cette victoire Stanford écarte un concurrent sérieux à la course au titre de conférence. Arizona devra absolument s'imposer à Oregon pour conserver une maigre chance d'accrocher le Rose Bowl.

*** #14 Michigan State (9-1) - Minnesota (1-9) : 31 - 8
Aucun problème pour Michigan State face à Minnesota, les Spartans ont tranquillement donné la balle à RB Edwin Baker pour qu'il engrange 179 yards au sol (sur les 189 de MSU) et les 4 TD de son équipe. Minnesota a généré des yards (267) mais n'a marqué qu'un seul TD au quatrième quart-temps une fois le score déjà largement établi. Michigan State conserve, avec cette victoire, la tête de la Big Ten avant de recevoir Purdue et de se déplacer à Penn State pour espérer y fêter le titre de champions.

*** Indiana (4-5) - #16 Iowa (7-2) : 13 - 18
Iowa n'a pas brillé dans la red-zone, se contentant de 3 FG en quatre voyages dans les 20 yards adverses mais les Hawkeyes ont assuré l'essentiel en marquant un FG et un TD en quatrième qurt-temps pour assurer la victoire et offrir par la même occasion la 100ème victoire de sa carrière à Kirk Ferentz. Les 445 yards en attaque sont impressionnants mais les 313 yards accordés par la défense sont plus inquiétants. Iowa a deux semaines pour rectifier le tir avant la venue d'Ohio State à Iowa City le 20 novembre.

*** #17 Oklahoma State (8-1) -#21 Baylor (7-3) : 55 - 28
De retour de suspension WR Justin Blackmon a repris ses bonnes habitudes et largement contribué à la victoire éclatante d'Oklahoma State sur Baylor en marquant 2 TD et pris 242 yards au total. RB Kendall Hunter a également marqué par deux fois et QB Brandon Weeden a lancé pour 435 yards (record de l'école) et 3 TD pour aucune interception. Mené 24 - 0 à la pause Baylor n'a pu que limiter les dégâts mais n'a rien pu faire pour arrêter les Cowboys qui ont engrangés 735 yards (également record de l'école). QB Robert Griffin III n'a pas marqué de TD, la première fois de la saison et les espoirs de Baylor de s'imposer dans la Big 12 South semblent désormais bien compromis. Pour les Pokes, tout devrait se jouer lors du dernier match contre Oklahoma mais il faudra éviter l'écueil Texas dont le réveil est attendu incessamment sous peu.

*** #19 South Carolina (6-3) - #18 Arkansas (7-2) : 20 - 41
Arkansas a corrigé South Carolina avec un jeu au sol performant emmené par les 3 TD de RB Knile Davis et 303 yards de QB Ryan Mallett à la passe. Son interception pèse au final moins que les deux de QB Stephen Garcia. RB Marcus Lattimore a été limité à 30 petits yards et si WR Alshon Jeffery a compilé 99 yards il n'a pas trouvé la end-zone. Avec cette contre-production de leurs stars habituelles les Gamecocks n'ont donc jamais été en mesure de rivaliser avec les Razorbacks dans cette rencontre. Cette défaite de USC les condamne désormais plus que jamais à l'emporter à Florida pour conquérir la division Est de la conférence SEC.

*** #21 Mississippi State (7-2)

Mississippi State ne jouait pas cette semaine mais a perdu sur un terrain bien plus grand que celui du football, celui de la vie. DE Nick Bell est décédé dans la semaine d'un cancer généralisé. La maladie avait été décelée fin septembre suite à des maux de tête dont se plaignait le joueur des Bulldogs. Une première opération début octobre puis une seconde en début de semaine dernière n'auront pas permis de sauver Nick Bell, 20 ans. Sa mémoire sera honorée par une minute de silence en entame du match opposant MSU à Alabama le 13 novembre.

*** #22 Virginia Tech (7-2) - Georgia Tech (5-4) : 28 - 21

Virginia Tech a conservé le contrôle de la conférence ACC en disposant difficilement du champion sortant Georgia Tech. Les Yellow Jackets ont compté 14 points d'avance à l'issue du premier quart-temps grâce à deux TD de QB Josh Nesbitt avant que RB Ryan Williams ne ramène V-Tech à sept points à la pause. G-Tech menait encore à la fin du troisième quart-temps ce qui aurait du donner le sourire aux fans des Jackets puisque Paul Johnson n'avait jamais perdu à GT en 20 rencontres en menant à l'entame de la dernière période. Mais WR David Wilson l'a entendu différemment en marquant sur réception passe puis sur retour de kick-off pour donner l'avantage à VT. Avantage décisif une fois interceptée une passe de Josh Nesbitt dans la end-zone des Hokies. Malgré ses 426 yards Georgia Tech n'a donc pas réussi à s'imposer à Blacksburg avec sa triple-option. Trop de passes manquées et trop de pénalités ont largement participé à la défaite de GT. Virginia Tech améliore quant à lui sa fiche à 5-0 en conférence ACC et à 7-0 depuis sa surprenante défaite face à James Madison. Les Hokies l'ont emporté grâce à leurs équipes spéciales, comme au bon vieux temps du BeamerBall.

*** Idaho (4-5) - #23 Nevada (8-1) : 17 - 63
Nevada a déroulé face à Idaho avec un impressionnant 844 yards gagnés au total, nouveau record de l'équipe. QB Colin Kaepernick en a lancé 320 pour accompagner ses 5 TD. RB Mike Ball a été le plus prolifique des coureurs avec 2 TD. Le Wolfpack a préparé à merveille son déplacement à Fresno State qui déterminera laquelle des deux équipes sera en mesure de défier Boise State pour le titre de la WAC. La barre des 100 points pourraient fort bien être atteinte à cette occasion.

*** #24 Florida State (6-3) - North Carolina (6-3) : 35 - 37
2 FG manqués dont un à 7 secondes du terme du match ont coûté le match à Florida State. QB Christian Ponder et QB T.J. Yates se sont montré d'égale valeur avec leurs 3 TD respectifs même si le quarterback de North Carolina termine avec l'avantage aux yards passés. Mais ce sont sans conteste ces deux coup de pied ratés qui ont été fatal aux Seminoles dans ce match pour le reste très équilibré.

*** Clemson (5-4) - #25 North Carolina State (6-3) : 14 - 13
Clemson a fait chuter North Carolina State dans un match peu offensif et truffé de balles perdues. Les Tigers en ont commise une de plus mais cela ne leur a pas été finalement préjudiciable même s'il leur aura fallu attendre la seconde moitié du dernier quart-temps pour prendre l'avantage définitif sur une course de RB Jamie Harper. Le Wolfpack laisse échapper la tête de l'ACC Atlantic avec cette défaite inattendue mais conserve toutes ses chances de l'emporter s'il s'impose dans ses trois derniers matchs contre Wake Forest, North Carolina et Maryland.

Autres résultats notables

*** South Florida (5-3) - Rutgers (4-4) : 28 -27

South Florida restait sur quatre défaites d'affilée en cinq rencontres face à Rutgers dont un sévère 0-31 enregistré l'an dernier dans le New Jersey. Il aura fallu cette fois un safety de la défense des Bulls sur une audacieuse passe-écran dans leur propre end-zone des Scarlet Knights et un TD de OT Jacob Sims sur un fumble dans la end-zone adverse de RB Moise Plancher pour offrir la victoire à South Florida. Rutgers avait auparavant marqué sur un retour de punt et sur un trick-play, rien de tellement plus conventionnel donc.

*** Michigan (6-3) - Illinois (5-4) : 67 - 65 (3OT)
Les 132 points de la victoire de Michigan sur Illinois sont un record pour un match des Wolverines dans leur 131 années d'existence. QB Denard Robinson en a profité pour établir son nouveau record à la paase en carrière avec 305 yards lancés et WR Roy Roundtree (246 yds, 2 TD) a été le premier receveur de l'histoire de Michigan a franchir le barre des 200 yards dans un match, record établi avant les prolongations. Seuls trois jeux dans tout le match ont résulté avec une perte de yards.

*** Syracuse (6-3) - Louisville (5-4) : 20 - 28
Louisville a mis fin à la belle série de Syracuse en s'appuyant sur RB Jeremy Wright (98 yds, 2 TD) et les 2 TD à la passe de QB Justin Burke. Syracuse, qui a battu deux équipes de FCS, a encore besoin d'une victoire pour atteindre la post-saison. Avec Rutgers, Connecticut et Boston College au programme rien n'est encore gagné. Même topo pour Louisville avec South Florida, West Virginia et Rutgers...

*** Miami (6-3) - Maryland (6-3) : 26 - 20
QB Stephen Morris a remporté son premier match en tant que titulaire à la tête de Miami malgré deux interceptions. Les Hurricanes ont outrageusement dominé la conquête du terrain 504 yards à 254 mis le score final ne s'en est pas ressenti. Cette défaite fait définitivement perdre à Maryland tout espoir de s'imposer dans l'ACC Atlantic, désormais solidement menée par Florida State. Miami de son coté ne nourrit plus d'espoir en ACC Coastal tant la domination de Virginia Tech est totale.

*** Vanderbilt (2-7) - Florida (6-3) : 14 - 55
Florida confirme son retour en forme en disposant facilement de Vanderbilt avec une attaque très équilibrée (277 yds, 3 TD à la passe / 203 yds, 3 TD à la course) et surtout une défense imperméable qui n'a laissé que 109 yards aux Commodores.

*** Georgia (5-5) - Idaho State (1-8) : 55 - 7
Match sans grand intérêt si ce n'est que l'auteur de ces lignes habite à une heure de route d'Idaho State et se sent donc concerné (de loin) par le sort de ces pauvres Bengals qui ont servi de pâture à des Bulldgos affamés... Notons les 103 yards et 2 TD de WR A.J. Green, il est le plus pur talent du College Football alors un petit hommage n'est pas superflu.

*** Penn State (6-3) - Northwestern (6-3) : 35 - 21
Mené de 21 points peu avant la mi-temps Penn State a totalement renversé la vapeur avec 35 points d'affilée et 4 TD de QB Matt McGloin. Cette victoire envoie les Nittany Lions en post-saison mais surtout signe la 400ème victoire en carrière de Joe Paterno.

*** Kansas (3-6) - Colorado (3-6) : 52 - 45
A 11 minutes du terme du match Colorado menait 45 à 17. Une course de TD, un on-side kick recouvert, une passe de TD, un fumble recouvert pour un TD, une interception, une nouvelle course de TD, un punt forcé et une autre course de TD plus tard et Kansas menait 52 à 45 avec 52 secondes à jouer. Morale de l'histoire : ne pas chambrer trop tôt, ça peut énerver...

*** East Carolina (5-4) - Navy (6-3) : 76 - 35
QB Dominique Davis a lancé pour 413 yards et 5 TD et East Carolina a fait quasi jeu égal avec Navy aux yards glanés (567 conte 596) mais Navy a marqué huit fois au sol et deux fois par les airs pour couler les Pirates. 4 fumbles perdus n'ont certainement pas aidé ECU mais la différence était de toute façon trop grande.

*** Washington State (1-9) - California (5-4) : 13 - 20
California a mis un terme à sa série de défaites à l'extérieur en s'imposant chez le cancre Washington State. Il aura fallu un seconde TD de RB Shane Vereen (112 yds, 2 TD) au quatrième quart-temps pour permettre à Cal de l'emporter. Le match aurait pu être encore moins serré si QB Brock Mansion n'avait pas lancé deux interceptions pour les Golden Bears. Tous les yeux sont désormais tournés vers la confrontation avec Oregon à Berkeley la semaine prochaine. California y a battu ses quatre précédents adversaires avec une marge de 39 points. Les Ducks sont prévenus.

*** UCLA (4-5) - Oregon State (4-4) : 17 - 14
Dans un match serré UCLA s'est finalement imposé grâce à un FG dans le dernier quart-temps. Les Bruins ont bien contenu RB Jacquizz Rodgers (63 yds à la course / 19 yds en réception de passe) et le jeu au sol d'Oregon State et malgré une interception QB Richard Brehaut a réussi à marquer au sol, imité par Johnatan Franklin (100 yds, 1 TD).

*** Kansas State (6-3) - Texas (4-5) : 39 - 14
Texas a à nouveau sombré dans une rencontre archi-dominée par Kansas State. Les Wildcats menaient 39 - 0 à l'entame du quatrième quart-temps grâce notamment à 2 TD de RB Daniel Thomas et deux autres de QB Collin Klein. Mais QB Garrett Gilbert s'est fait intercepté à cinq reprises empêchant les Longhorns de concrétiser ses 412 yards de production offensive (contre 270 seulement à KSU) avant le dernier quart-temps pour éviter l'humiliation. Texas n'avait plus perdu cinq rencontres dans une saison depuis 1999. La série de neuf saisons à dix victoires ou plus était déjà un lointain souvenir et celle de douze saisons à plus de neuf victoires est désormais également interrrompue.

*** USC (6-3) - Arizona State (4-5) : 34 - 33
USC a remporté un match plein de suspense grâce à un PAT bloqué retourné pour 2 points puis à un FG, tous deux lors du dernier quart temps. QB Matt Barkley et QB Steven Threet n'ont pas réussi à se départager, lançant chacun 3 TD et 2 INT. Deux de ces interceptions ont été retournées pour des TD. Arizona était mené 14 - 29 avant de remonter au score grâce à un retour victorieux de kick-off, une interception retournée pour un TD et un TD à la passe pour mener 33 - 29 à trois minutes de la fin du match mais la décision de transformer à un point avec le score semble plus que douteuse et finalement coûteuse pour les Wildcats.